
Parfois, certaines lignées résistent, s’effacent ou disparaissent dans les marges du temps.
Elles se bloquent non pas faute d’archives… mais faute de noms.
Dans plusieurs branches de mon ascendance, je ne retrouve que des prénoms isolés, posés là comme les ultimes traces d’existences féminines oubliées. Pas de nom de famille, pas d’origine précise, parfois même pas d’âge. Juste un prénom, fragile, comme un murmure transmis au fil des actes. Ces femmes ont pourtant porté une lignée, donné naissance à des enfants, traversé leur époque — mais l’histoire n’a pas pris la peine d’inscrire leur identité complète.
Cette absence crée un silence particulier : un blanc généalogique, un creux dans la transmission.
C’est précisément pour cela que j’ai voulu consacrer la lettre S de mon Challenge de A à Z à ces femmes Sans Noms. Elles rappellent que chaque arbre comporte des zones d’ombre, que la mémoire familiale n’est jamais totale, et que notre rôle est aussi de faire parler ce qui demeure muet.
Voici donc l’article consacré à S comme Sans Noms, un hommage à toutes celles dont l’histoire subsiste… mais dont l’identité reste à découvrir.

Aujourd’hui, je choisis de braquer le projecteur sur une figure mystérieuse de mon ascendance : Sibille, l’épouse de Jacques JULLIEN, présente dans les registres de la paroisse de Saint-Andéol-de-Vals.
Une femme dont le prénom traverse les siècles comme une énigme intacte. Pas de nom de famille clairement lisible, pas d’indication d’origine, juste Sibille, posée là dans les actes, discrète mais essentielle, pilier silencieux d’une lignée qui mène jusqu’à moi.
En me concentrant sur elle, je rends hommage à toutes ces femmes dont l’histoire nous échappe en partie, mais dont la présence est pourtant fondamentale.
Sibille fait partie de ces vies « entre les lignes » : celles que l’on tente de reconstituer à partir d’un baptême, d’un mariage, d’un parrainage, d’un indice ténu dans une marge effacée…
Chaque mention d’elle devient une pièce d’un puzzle fragile, un fragment d’humanité que je m’efforce de remettre en lumière.
Aujourd’hui, S comme Sans Noms, c’est aussi S comme Sibille : une femme oubliée par les archives, mais retrouvée par la généalogie.


Sibille est la mère de Esther JULLIEN, elle a épousé Jacques JULLIEN.
Esther JULLIEN a épousé par contrat de mariage Louis BERNARD, le 5 décembre 1652 à Saint-Andéol-de-Vals puis en second mariage Mathieu DUBOIS, mon ancêtre, le 8 janvier 1660 à Saint-Andéol-de-Vals.









Anne JULLIEN épouse de Mathieu SAIGNE est aussi la soeur d’Esther comme le prouve son contrat de mariage.

Jean JULLIEN est aussi un frère de Esther et Anne, comme l’indique son contrat de mariage avec Marie GIRE.

Pour en savoir plus sur Sibille, il faudra chercher un testament dudit Jacques JULLIEN …


