D comme DUCHAMP, un patronyme bien ancré en Ardèche …
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novembre 4, 2025

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Loïc Duchamp

Les plus anciens DUCHAMP recensés et indexés par la SAGA

Les plus anciens DUCHAMP retrouvés sont localisés sur Aubenas, Lamastre, Désaignes et en 1332, Saint-Julien-Vocance, le départ de ma branche paternelle agnatique, puis migration à Rochepaule établie en 1464 avec les Estimes du Vivarais.

Un contrat très intéressant retrouvé sur la SAGA

Le 21 juin 1526, Pierre DUCHAMP, possiblement mon aïeul passe un acte d’achat devant Me Antoine RABARIN, notaire de Désaignes (Ardèche) avec Alexandre DE TOURNON, bâtard.

Que dit donc cet acte ?

📜 Alexandre, dit le Bâtard de Tournon

Récit d’histoire et de chair, à l’ombre du château de Tournon

🌄 Aux origines d’un enfant hors-mariage

Il est né dans un monde où le sang décide du destin. Un monde de blasons, de fidélités et de guerres.
On l’appelle Alexandre, mais le pays murmure un autre nom, chargé autant de défi que de reconnaissance : “le Bâtard de Tournon”.

Fils naturel de Jacques II DE TOURNON, seigneur puissant du Vivarais, et d’Antoinette DE SAINT-PRIEST, Alexandre voit le jour en marge du mariage légitime. Pourtant, à une époque où les grandes maisons disposent de leurs fils comme d’instruments de pouvoir, ce n’est pas une condamnation.
🔥 C’est un statut d’utilité : un enfant né “hors des règles”, mais pour le service.

Vers 1498-1499, un acte de légitimation royale vient sceller ce destin.
Désormais, Alexandre n’est plus l’enfant de l’ombre.
Il devient outil fidèle de la maison de Tournon, voué à porter ses intérêts et défendre ses terres.

🤝 Alliances, terres et fidélités

En 1494, il épouse Marguerite DE MEYRES.
Avec elle, il gagne un titre, des terres, une assise. Seigneur de Meyres, il s’inscrit dans l’architecture féodale du Haut-Vivarais, reliant Tournon, Désaignes, Lamastre et les montagnes profondes.

Dans les châteaux et les maisons fortes, dans les églises et les places publiques, son nom circule.
Les nobles le côtoient.
Les paysans le saluent.
Les notaires rédigent sous son regard.

🏛 Serviteur du pays et du roi

Alexandre n’est pas un courtisan de salon. Il est homme de terrain.

Il siège, vote, tranche, impose.
Il est bailli de Viviers, puis bailli de Tournon, un juge, un administrateur, un protecteur des intérêts seigneuriaux.

Entre 1514 et 1532, on le retrouve aux États du Vivarais.
Il y préside en 1529, organisant impôts, levées, décisions collectives pour un pays encore turbulent.

Une tradition locale le dit même compagnon d’un certain chevalier Bayard, héros sans peur et sans reproche.
Cela sonne comme une légende… mais une légende née du respect, ou de la mémoire politique.

🏞 Juin 1526 : la vallée de Désaignes, un acte, et un certain Pierre DUCHAMP

Nous sommes le 21 juin 1526.
Le Rhône étincelle à Tournon.
Dans les collines, la vie bat au rythme des troupeaux, des moulins, des chemins de terre.

Ce jour-là, devant le notaire de Désaignes, Alexandre passe un acte d’achat avec un homme du pays : Pierre DUCHAMP, mon aïeul paysan et notaire.

Pourquoi ce geste ?
Parce qu’Alexandre agit comme un manageur de pouvoir territorial.

💡 Il consolide les terres.
💡 Il sécurise des droits agricoles, forestiers ou hydrauliques.
💡 Il s’assure de la fidélité d’hommes fiables, enracinés.

Pierre Duchamp n’est pas alors un nom inconnu.
C’est un homme solide, paysan-tenancier ou laboureur établi, intégré dans la micro-société des montagnes de Désaignes. Les grandes familles savent que la force d’un territoire repose autant sur les hommes de la terre que sur les forteresses.

Quand Alexandre signe avec ton ancêtre, ce n’est pas un acte banal.
C’est un tressage social.
Un fil tendu entre la grande noblesse et les familles rurales qui façonneront le pays durant des générations.

Ce jour-là, sous la plume du notaire, se joue un instant de stratégie féodale.
Et, sans qu’il le sache, Pierre Duchamp inscrit son nom dans la longue fresque du Vivarais, aux côtés d’un homme issu du sang des comtes.

⚜️ Héritage

Alexandre meurt après 1532.
Son nom restera associé à la branche de Meyres, et son existence, celle d’un “bâtard” devenu pilier administratif du Vivarais, prouve que les filiations illégitimes n’étaient pas écartées : elles servaient, elles gouvernaient, elles négociaient.
Il n’était pas l’enfant de l’écart.
Il était l’enfant de la raison politique.


📚 Sources & Références

Chartrier de Tournon (FranceArchives)
– Notice généalogique et administrative
– Légitimation, mariage 1494, offices, États du Vivarais, seigneurie de Meyres
– Fonds ancien de la Maison de Tournon (XIIIe-XIXe)

Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France
– Manuscrits de la Bibliothèque municipale de Lyon, Tome XXX
– Mentions :
1507 : acensement au nom « d’Alexandre, bâtard de Tournon »
1514 : reconnaissance rendue à Just de Tournon

Registres des États du Vivarais (AD Ardèche)
– Sessions 1514–1532, présidence 1529
– Commission du “gect” (impôt provincial)

Fonds notariés de Désaignes (AD07)
– Minute du 21 juin 1526 : acte entre Alexandre de Tournon et Pierre Duchamp.

🌄 I. Aux origines : Pierre DUCHAMP à Rochepaule : l’homme qui serrait la main des seigneurs

Quand je me replonge dans les premiers siècles de ma lignée, un nom surgit des pentes boisées du Haut-Vivarais : Pierre Duchamp, vivant à Rochepaule au début du XVIᵉ siècle.
Nous sommes alors sous le règne de François Ier, dans un pays encore féodal, où les montagnes de Rochepaule, Désaignes, Lamastre ne connaissent que le rythme des saisons, des bêtes et des foires.

Pierre n’est pas un homme quelconque.
Dans les registres, les traces, et surtout dans les actes, il se révèle comme l’un de ces paysans-propriétaires, de ces laboureurs aisés qui comptent au village, à la fois enraciné dans sa terre 🌾 et familier des pratiques notariales ✒️.
Il incarne cette élite rurale discrète mais essentielle, maîtresse de bêtes, de champs, de prés et de chemins, vivant au croisement du labour et du droit coutumier.


📜 II. 21 juin 1526 : l’acte qui révèle sa stature

Le 21 juin 1526, au cœur de Désaignes, Pierre Duchamp apparaît soudain dans la pleine lumière des archives.
Ce jour-là, il passe un acte d’achat devant notaire avec Alexandre de Tournon, dit le Bâtard, fils naturel légitimé de la prestigieuse maison comtale de Tournon ⚜️.

Ce n’est pas un hasard.
On ne traite pas avec un seigneur si l’on n’est qu’un manant.
Ce face-à-face solennel dans l’étude notariale montre un homme reconnu, fiable, doté de bien, crédit et parole.
Face à Alexandre, serviteur du pouvoir seigneurial, Pierre n’est pas un sujet humble mais un interlocuteur rural solide, participant pleinement à la vie économique et sociale du pays.

Ce moment est fondateur.
Je le vois, plume trempée, visage grave, scellant une décision économique et familiale qui marque l’entrée de ma lignée dans l’histoire écrite 🕯️.


🌱 III. Continuité et transmission : Pons Duchamp

Après lui, la lignée ne rompt pas.
Vient Pons Duchamp, probablement son fils, dépositaire de la terre comme on porte une responsabilité sacrée.
Il perpétue l’économie familiale, l’autorité sociale, la proximité avec les notaires, les officiers ruraux, les seigneurs locaux.

De main en main, de génération en génération, la famille consolide ses biens, ses liens, sa réputation.
Cette continuité n’est pas une lenteur, mais une stratégie du temps long, celle des familles paysannes capables d’ascension par patience, constance, et dignité 🌿.


✒️ IV. Jacques Duchamp : la plume du roi

Puis survient Jacques Duchamp, petit-fils de Pierre.
Avec lui, l’histoire s’élève.

Au XVIIᵉ siècle, Jacques accède au rang de notaire royal de Rochepaule, époux de Dame Claudine Baud.
Ce titre n’est pas offert. Il s’achète 💰, il se justifie, il se porte avec honneur.
Être notaire royal signifie servir le roi 👑, garantir le droit, consigner les volontés humaines et divines, tenir les registres de la vie rurale, des dots aux décès, des terres aux transmissions.

Pour y parvenir, Jacques s’appuie sur :

👨‍🌾 l’assise foncière bâtie depuis Pierre
📚 la familiarité avec l’écrit héritée de générations de relations notariales
🤝 un réseau communautaire solide, capable d’appuyer et cautionner
💼 la capacité financière de payer la charge
🏛️ la confiance du pouvoir local et royal

Ainsi, la charrue devient plume, le champ devient chancellerie locale, la maison paysanne devient maison de justice et d’écriture.


🕯️ V. Héritage

En racontant cette ascension, je mesure ce qu’elle dit de ma lignée.
Elle n’est pas née noble, ni citadine, ni lettrée.
Elle s’est construite au fil des saisons, des actes, des choix, de l’honneur silencieux des hommes de terre.

De Pierre, serrant la main d’un seigneur en 1526,
à Jacques, scellant les volontés du roi au XVIIᵉ siècle,
les Duchamp ont traversé trois générations pour passer du soc de charrue à la plume royale.

Dans cette histoire, je lis une leçon :
une lignée n’avance pas à pas de géant.
Elle progresse par fidélité, par constance, par dignité.
Elle grandit en tenant sa parole, en gardant ses terres, en formant ses fils, en choisissant ses alliances.

Je suis l’héritier de cette patience.
Et aujourd’hui, en retraçant ces vies,
je rends à mes ancêtres leur lumière, leur souffle, leur place dans le grand récit du Vivarais.

Contrat d’obligation dudit Jacques DUCHAMP passé avec Gabriel FONTBONNE, le 29 juin 1613 à Pailharès devant Me Jean TRACOL.

Quittance de Jacques DUCHAMP à Pierre BAUD, père de Claudine BAUD sa femme, passée devant Me Jean TRACOL, notaire de Pailharès, le 12 juillet 1615.

Contrat d’obligation entre Pierre DUCHAMP et Jacques DUCHAMP, passé devant Me Jacques REDON, notaire de Saint-Agrève, le 24 novembre 1614.

Pierre DUCHAMP est dit du lieu de Rostaing, paroisse de Rochepaule, il dit devoir à Jacques DUCHAMP fils à feu Pons du lieu de Las Pignas, Les Peignes, paroisse de Rochepaule, la somme de vingt quatre livres.

Le 11 juillet 1620, par devant Me Jacques REDON, notaire de Saint-Agrève, je retrouve l’acte de donation à cause de mort de Pierre DUCHAMP passé à son neveu Jacques DUCHAMP notaire royal, fils et héritier de Pons DUCHAMP frère dudit Pierre, la filiation est bien établie, ledit Pierre est bien désigné fils de feu Pons et Marguerite DUPEYRON. Ils sont donc les grands parents de Jacques DUCHAMP (Vue 108/132, 2 E 16834)

Pierre a une fille unique Jeanne qui a épousé Mathieu VEILHET.

En parcourant les minutes, je découvre également le contrat de mariage de Marguerite DUCHAMP fille de Jacques DUCHAMP et Claudine BAUD avec Pierre MALLEVAL fils de Paul MALLEVAL et de Agathe FOUREL, passé devant Me Simon GUIRONNET, notaire de Pailharès, le 26 novembre 1652.

Jacques et Claudine BAUD étaient donc encore vivants en novembre 1652.

Marguerite avait épousé en premières noces Pierre DUPLA.

Plus tard en 1667, je découvre le contrat de teneur d’autorisation de mariage passé entre Jean DUCHAMP de Rochepaule et Charles DUCHAMP son fils aîné, passé devant Me Claude DREVET, notaire de Bozas, le 25 mai 1667.

Mais qui va donc épouser Charles DUCHAMP ?

La réponse se trouve sur la SAGA en tapant Charles DUCHAMP

Charles épouse par contrat de mariage, Jeanne CHIEZE, le 16 juin 1667 à Bozas devant Me Claude DREVET.

Il est mentionné fils de Honnête Jean DUCHAMP et de Marie MARCLAND, tandis que son épouse est mentionnée fille de Guilhaume CHIEZE et de feue Antoinette DELUBAC.

Ils auront plusieurs enfants dont Antoinette qui donne le lien avec Rochepaule car son parrain n’est autre que Jean DUCHAMP « son père grand » comme ils disent à l’époque de Rochepaule.

Antoinette DUCHAMP a été baptisée le 16 février 1670 à Pailharès (Ardèche)

Un peu plus tard, le 26 avril 1669, devant Me Jacques CHALAYE, notaire de Pailharès, je retrouve la quittance de dot d’un certain Pons DUCHAMP passée avec Claude COURTIAL

Pons explique qu’il a fait marier sa fille Marguerite DUCHAMP avec le dit Claude COURTIAL, du lieu du Courtial paroisse de Nozières (Ardèche) , le dit Claude a reçu 214 livres des mains de Pons DUCHAMP suite à son mariage avec ladite Marguerite.

Ladite Marguerite DUCHAMP a aussi épouse Claude BROC ou BROE en secondes noces, quittance passée le 23 septembre 1669 à Pailharès devant Me Jacques CHALAYE, elle est dite fille de Pons DUCHAMP et de Honnête Françoise FRANSSON

Deux ans plus tard, je retrouve le testament réciproque d’un autre couple d’ancêtres DUCHAMP dans ma généalogie, Pierre DUCHAMP et Catherine GLEYSOLLE, passé le 20 mars 1671 devant Me Jean ESCOFFIER, notaire d’Empurany, de qui Pierre est-il le fils ça mystère …

Fait intéressant, je découvre l’intérieur de leur maison à Empurany avec l’inventaire de leurs biens.

Le 12 janvier 1724, on retrouve la trace du mariage religieux à Saint-Agrève de Pons DUCHAMP et de Suzanne CHAZOT

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Questions fréquemment posées

Est-il possible de remonter une branche quand on ne connaît pas le père biologique d'un enfant naturel ?
Deux cas de figure : la mère a pu laisser des indices à l’hôpital (Hôtel Dieu de Lyon par exemple) le père biologique a pu être présent pour la naissance ou le baptême de l’enfant… Ou malheureusement parfois, le secret fut bien gardé et aucun indice divulgué…
Je suis bloqué dans mes recherches, il y'a des lacunes dans les archives y'a t'il un moyen de remonter malgré tout ?
Les archives paroissiales celles de l’ancien régime effectivement peuvent être lacunaires, en effet il est possible de remonter la piste de ses ancêtres par le biais d’autres archives (actes notariés, travaux d’historien, presse ancienne etc …)
Peut-on retrouver des documents particuliers sur des ancêtres femmes ?
Vous pouvez en effet retrouver dans certaines archives, leur certificat d’études, leur permis de conduire, leur passeport, carte de résistance etc …
Puis je espérer remonter ma lignée d'ancêtres jusqu'à charlemagne ?
La réponse est non de manière certifiée par les actes c’est impossible en revanche par les travaux des historiens concernant les recherches effectuées à travers les siècles passés, il est possible que grâce à ces travaux vous remontiez à Charlemagne mais c’est loin d’être une évidence.
Est-il vrai que nous avons tous des ancêtres nobles ou des branches nobles?
Question très fréquente en généalogie, en réalité bon nombre de personnes ont des ancêtres nobles malheureusement à cause des lacunes dans les archives il est très compliqué d’en retrouver cependant c’est souvent grâce à une ancêtre que l’on retrouve une branche noble appelée aussi sang bleu.
Comment retrouver le passé et l'histoire militaire de mon ancêtre ?

Première chose à faire, rechercher son matricule militaire, ensuite pour approfondir la carrière militaire de votre ancêtre, confiez vos recherches généalogiques à l’étude Duchamp GeneaServices.

Quelle est la différence entre une lignée agnatique et une lignée cognatique ?
Une lignée agnatique cela signifie qu’on s’intéresse à la lignée des hommes d’un individu, c’est-à-dire le père, puis le grand-père, puis l’arrière-grand-père, etc. (dans les ascendants) ou le fils, puis le petit-fils, puis l’arrière-petit-fils, etc. (dans les descendants). La lignée cognatique c’est le contraire c’est uniquement par les femmes.
est il possible de découvrir une affaire criminelle dans sa généalogie ?
La réponse est oui grâce aux articles de la presse ancienne notamment la BNF, Gallica, et bien sûr grâce à la série U des archives, il est possible de retrouver un jugement criminel concernant votre ancêtre qu’il soit victime d’un crime ou coupable.
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