G comme GUIRONNET, une lignée de notaires ?
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novembre 7, 2025

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Loïc Duchamp

🌿 Origine du patronyme GUIRONNET

Le nom GUIRONNET s’inscrit dans la tradition des patronymes anciens du Vivarais, du Forez et du Lyonnais, où les diminutifs en -on / -onnet étaient courants pour former des noms de famille à partir de prénoms médiévaux.

Une racine personnelle médiévale

GUIRONNET dérive du nom Guiron, lui-même issu du très ancien prénom d’origine germanique Warin / Guérin, formé sur la racine war- signifiant :

protection, défense, gardien

Le suffixe -onnet indique un diminutif affectueux ou filiatif.

Ainsi, GUIRONNET signifie :

“le petit Guiron”
ou
“le fils / descendant de Guiron”

Ce type de formation patronymique est typique des campagnes vivaroises et foréziennes, où l’on fixait les lignées à partir de prénoms d’ancêtres.

🏰 Couleur médiévale et chevaleresque

Notons que Guiron apparaît aussi dans la littérature chevaleresque médiévale (cycle arthurien : Guiron le Courtois). Même s’il ne s’agit probablement pas de l’origine directe du nom, cette résonance culturelle a pu entretenir son usage dans certaines familles.

Le port de ce nom évoque donc une filiation ancienne, protectrice et honorifique, parfaitement en phase avec des lignées établies, parfois notables, comme celles que tu documentes en Vivarais — entre terres, plume et charges notariales.

🗺️ Terre d’origine

Le nom est historiquement concentré dans les régions :

  • Vivarais (Ardèche)
  • Drôme
  • Forez / Loire
  • Haute-Loire
  • région lyonnaise

Une implantation cohérente avec un nom autochtone ancien, rural à l’origine, puis associé à des familles montantes dans l’administration locale sous l’Ancien Régime.


✨ Sens global

GUIRONNET porte donc l’idée de :

  • descendance
  • protection
  • lignée enracinée
  • honneur et continuité familiale

Une très belle racine anthroponymique médiévale, noble dans son sens et son histoire.


📚 Sources

  • Albert Dauzat & Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de famille de France, Larousse
  • Marie-Thérèse Morlet, Dictionnaire des noms de famille de France
  • Jean Tosti, Dictionnaire des noms de famille (geneanet.org)
  • M.-A. Doppagne, Les noms de famille en France

Effectivement, après avoir consulté la base de la SAGA, j’ai découvert deux foyers du XVIe siècle concernant le patronyme GUIRONNET, Pailharès et Satillieu (Ardèche)

On retrouve également plusieurs notaires GUIRONNET depuis 1582 sur Pailharès puis Satillieu.

On va commencer par regarder, l’acte de codicille concernant François GUIRONNET, le 15 janvier 1535 à Pailharès (Ardèche).

Je retrouve le testament de mon aïeul Antoine GUIRONNET époux de Marie VEYRANS, en date du 20 mars 1645 à Saint-Félicien devant Me Antoine MARTIN.

Le couple vivait à Bozas (Ardèche), ils testent réciproquement.

Qu’est t-il exactement mentionné dans ce dit testament ?

Sont cités comme héritiers : Jeanne GUIRONNET femme de Gabriel BANCEL, leur fille

Qui hérite de 10 livres.

Anne GUIRONNET épouse de Claude FOROT, qui hérite également de 10 livres, leur seconde fille.

Françoise GUIRONNET, leur troisième fille épouse de Barthélémy LAQUET, mes ancêtres (Sosas 2786 & 2787), hérite de 110 livres !

Ensuite Marie VEYRANS lègue par mêmes droits à Marguerite, Marie, Charles, Anthoine, Jean et Pierre GUIRONNET, ses filles et fils légitimes la somme de 410 livres chacun !

Une répartition bien inégale, Jeanne, Anne et Françoise ayant été déjà dotées, c’est ce qui explique cette différence !

Elle prévoit également de donner à chaque héritier posthume qu’elle aura pour les droits de légitimes maternelles, également 410 livres !

Ensuite Anthoine GUIRONNET, notaire royal parle de son propre chef, délaisse à Anne et Jeanne GUIRONNET ses filles, la somme de 490 livres chacune !

Il lègue également à Françoise mon aïeule épouse de Barthélémy LAQUET, la somme de 190 livres payables en deux fois, pourquoi cette inégalité ?

Le dit Anthoine GUIRONNET lègue par mêmes droits à Marguerite, Marie, Charles, Anthoine, Jean et Pierre GUIRONNET, ses filles et fils légitimes non encore mariés la somme de mil nonante livres (1090) chacun !

Il prévoit également de donner à chaque héritier posthume qu’il aura pour les droits de légitimes 1090 livres chacun !

Le 3 février 1654 à Bozas, Marie VEYRANS devenue veuve passe à nouveau son testament devant Me Claude DREVET.

Dans le contrat qui va suivre, on va pouvoir retrouver les héritiers survivants de feu Anthoine GUIRONNET et de son épouse Marie dite Maritte VEYRANS.

Jean, leur fils s’est marié avec Louise CLAPPON, il hérite de 5 sols.

Jeanne leur fille hérite de 400 livres, argent que sa mère lui doit vis à vis de son contrat de mariage avec Gabriel BANCEL

Anne GUIRONNET, leur fille hérite aussi de 400 livres vis à vis de son contrat de mariage avec Claude FOROT

Françoise GUIRONNET, leur fille mon aïeule hérite de 250 livres que sa mère lui doit vis à vis de son contrat de mariage avec Barthélémy LAQUET mariés par contrat le 27 février 1645 à Saint-Félicien devant Me Antoine MARTIN.

Marie GUIRONNET hérite de 100 livres, vis à vis de son contrat de mariage avec Jullien MIZERY

Elle lègue également à Charles SARZIER, son petit fils, fils à feu Pierre SARZIER et à feue Marguerite GUIRONNET, 150 livres.

Elle lègue également à son autre fils Pierre GUIRONNET encore non marié, 600 livres !

Fait intéressant, elle lègue à sa servante Anne MALEVAL, la somme de 15 livres, ce qui prouve qu’elle devait être attachée à cette femme pour ses services rendus dans sa maison.

Elle lègue à tout autre prétendant sur son héritage 2 sols.

Son héritier universel n’est autre que Charles GUIRONNET, son autre fils docteur en droit et juge des terres du seigneur de Bozas. Il n’est apparemment pas encore marié.

Barthélémy LAQUET et Charles GUIRONNET passent un contrat de rémission d’héritage le 15 juin 1657 à Bozas devant Me Claude DREVET (Vue 387)

https://archives.ardeche.fr/ark:/39673/vtab1e7d69b98e0c334/dao/0/388?id=https%3A%2F%2Farchives.ardeche.fr%2Fark%3A%2F39673%2Fvtab1e7d69b98e0c334%2Fcanvas%2F0%2F388

Marie DE VEYRANS décède le 15 septembre 1659 à Arlebosc (Ardèche)

Charles GUIRONNET épouse le 15 septembre 1655 à Vernoux-en-Vivarais (Ardèche), Marie DE BADEL

De très nombreux mariages GUIRONNET ont été retrouvés sur la SAGA.

Voici le lien du contrat de mariage de Mondon GUIRONNET, frère d’Antoine, mon autre aïeul avec Marguerite DELOSME, le 2 novembre 1601 à Pailharès devant Me Jean FOSSE.

https://archives.ardeche.fr/ark:/39673/vta1d7abc35c48200c9/dao/0/501?id=https%3A%2F%2Farchives.ardeche.fr%2Fark%3A%2F39673%2Fvta1d7abc35c48200c9%2Fcanvas%2F0%2F501&vx=987.442&vy=-849.291&vr=0&vz=6.92251

Ainsi que Françoise GUIRONNET qui a épousé Jean BETTON, mes autres aïeux, ce qui veut dire que je descends au minimum trois fois de Barthélemy GUIRONNET et Marguerite DHENRYS, tout comme cet arbre , vous l’aurez compris l’article I sera I comme Implexes :

https://gw.geneanet.org/gampalou?lang=fr&pz=thomas+philippe&nz=damon&p=barthelemy&n=guironnet&oc=2&type=fiche

Magnifique blason de la famille :

Pour approfondir :

En effectuant des recherches je suis tombé sur ce commentaire sur Geneanet :

https://www.geneanet.org/forum/viewtopic.php?t=10378

Je suis également tombé sur ce texte sur Gallica, qui explique bien la classe sociale de la famille GUIRONNET, la plus aisée de Bozas.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9770353m/f317.item.r=(prOx:%20%22guironnet%22%2020%20%22bozas%22)

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Questions fréquemment posées

Est-il possible de remonter une branche quand on ne connaît pas le père biologique d'un enfant naturel ?
Deux cas de figure : la mère a pu laisser des indices à l’hôpital (Hôtel Dieu de Lyon par exemple) le père biologique a pu être présent pour la naissance ou le baptême de l’enfant… Ou malheureusement parfois, le secret fut bien gardé et aucun indice divulgué…
Je suis bloqué dans mes recherches, il y'a des lacunes dans les archives y'a t'il un moyen de remonter malgré tout ?
Les archives paroissiales celles de l’ancien régime effectivement peuvent être lacunaires, en effet il est possible de remonter la piste de ses ancêtres par le biais d’autres archives (actes notariés, travaux d’historien, presse ancienne etc …)
Peut-on retrouver des documents particuliers sur des ancêtres femmes ?
Vous pouvez en effet retrouver dans certaines archives, leur certificat d’études, leur permis de conduire, leur passeport, carte de résistance etc …
Puis je espérer remonter ma lignée d'ancêtres jusqu'à charlemagne ?
La réponse est non de manière certifiée par les actes c’est impossible en revanche par les travaux des historiens concernant les recherches effectuées à travers les siècles passés, il est possible que grâce à ces travaux vous remontiez à Charlemagne mais c’est loin d’être une évidence.
Est-il vrai que nous avons tous des ancêtres nobles ou des branches nobles?
Question très fréquente en généalogie, en réalité bon nombre de personnes ont des ancêtres nobles malheureusement à cause des lacunes dans les archives il est très compliqué d’en retrouver cependant c’est souvent grâce à une ancêtre que l’on retrouve une branche noble appelée aussi sang bleu.
Comment retrouver le passé et l'histoire militaire de mon ancêtre ?

Première chose à faire, rechercher son matricule militaire, ensuite pour approfondir la carrière militaire de votre ancêtre, confiez vos recherches généalogiques à l’étude Duchamp GeneaServices.

Quelle est la différence entre une lignée agnatique et une lignée cognatique ?
Une lignée agnatique cela signifie qu’on s’intéresse à la lignée des hommes d’un individu, c’est-à-dire le père, puis le grand-père, puis l’arrière-grand-père, etc. (dans les ascendants) ou le fils, puis le petit-fils, puis l’arrière-petit-fils, etc. (dans les descendants). La lignée cognatique c’est le contraire c’est uniquement par les femmes.
est il possible de découvrir une affaire criminelle dans sa généalogie ?
La réponse est oui grâce aux articles de la presse ancienne notamment la BNF, Gallica, et bien sûr grâce à la série U des archives, il est possible de retrouver un jugement criminel concernant votre ancêtre qu’il soit victime d’un crime ou coupable.
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