
1. Origine et signification probable de QUIBLIER 🧺🔧
Les principales sources onomastiques convergent sur trois points :
- Patronyme rare et rhônalpin
- Geneanet le signale comme « un nom que l’on trouve essentiellement dans le Forez » (Loire / région stéphanoise).
- Forebears le classe comme très peu fréquent à l’échelle mondiale (environ 1 000 porteurs, surtout en France et Suisse).
- Nom de métier en -ier
- La terminaison -ier est typique des noms de métiers (comme boulanger, tonnelier, cuvelier).
- Geneanet (d’après Jean Tosti) indique un sens incertain, mais propose deux métiers possibles :
- fabricant de cuves / cuveaux, à partir de l’occitan cubel / cubelha ;
- ou fabricant de cribles (tamis) – toujours dans l’idée d’un artisan.
- Confirmation par Dauzat via Forebears
- Forebears, citant Albert Dauzat, donne QUIBLIER comme variante probable de l’occitan cubel / cubelier, c’est-à-dire un artisan fabricant de cuveaux.
- Si on regarde l’étude de François CHOMEL : Variantes du patronyme Cublier, Tiblier, Cuiblié apparait en haut vivarais début XVIIe siècle : Originaire du Forez, région de Bourg-Argental, sans doute nom d’activité professionnelle du latin : cupellarium, fabricant de cuveaux, c’est à dire de petites cuves pour la fermentation du vin ou autres usages.
👉 En pratique, pour une fiche patronymique sérieuse, on peut présenter QUIBLIER comme un nom de métier désignant un artisan des cuves / cuveaux (cuvelier spécialisé), avec éventuellement un glissement sémantique vers un artisan du crible.
2. Localisation historique et actuelle du patronyme 📍
a) France : Forez et région Rhône-Alpes
Les arbres en ligne et la fiche Geneanet montrent :
- Un foyer fort dans le Forez (Loire) :
- Saint-Sauveur-en-Rue, secteur Montbrison / Saint-Étienne, avec des QUIBLIER attestés dès l’époque moderne (XVIIᵉ–XVIIIᵉ s.).
- Un autre foyer autour du Léman (Haute-Savoie) :
- Messery, Bons-en-Chablais, Cervens, Loisin, etc., où l’on retrouve des familles QUIBLIER sur plusieurs générations.
Ces deux noyaux correspondent bien à une aire rhônalpine élargie, avec une forte cohérence géographique (vallées, vignobles, circulation des artisans du bois, du vin, des cuves…).
b) Suisse romande 🇨🇭
Les données Forebears complètent le tableau :
- QUIBLIER est particulièrement dense en Suisse, surtout dans le canton de Vaud (district de Nyon) et aussi en Suisse alémanique (Schaffhouse).
- La densité y est plus forte qu’en France, ce qui suggère des migrations anciennes entre Chablais français et Vaud / Genève (circulation transfrontalière classique).
c) Répartition globale 🌍
D’après Forebears :
- Environ 1 052 porteurs du nom dans le monde.
- Majorité en France, mais plus forte densité en Suisse.
- Petits effectifs ailleurs (États-Unis, Canada, Allemagne, Brésil, etc.), typiques d’une diaspora récente.
3. Éclairage complémentaire : travaux spécialisés et pistes de recherche 📚
a) Article spécialisé sur l’origine du nom
Le Centre d’Études Généalogiques Rhône-Alpes (CEGRA) mentionne un article de Jean-Michel Roche intitulé L’origine du nom Quiblier dans la revue Généalogie & Histoire (n° 199).
Ce texte :
- confirme l’ancrage rhônalpin du patronyme ;
- s’intéresse à la dimension locale (Forez, Savoie, Dauphiné) ;
- discute différentes hypothèses étymologiques (dont certaines plus ludiques ou paléographiques, à manier avec prudence dans un rapport pro).
b) Contexte onomastique général : noms de métiers
Pour replacer QUIBLIER dans une famille plus large de noms tirés de métiers, les travaux de Guillemette de Beauvillé sur les patronymes issus de fonctions professionnelles sont utiles :
- Elle décrit en détail les mécanismes de formation des noms de métier en français et en occitan, dont les formes en -ier et les dérivés de noms d’outils ou de contenants (cuves, cribles, etc.).
- Cela corrobore le fait que QUIBLIER est très vraisemblablement un surnom professionnel devenu nom de famille.
c) Les foyers de Quiblier dans mon ascendance

1° Barthélémy QUIBLIER a épousé Marguerite SEUX, de leur union est née au moins une fille Marguerite QUIBLIER qui a épousé vers 1600 à Saint-Sauveur-en-Rue (Loire), Claude SOUSTRENON.
Marguerite a eu également une fille prénommée Fleurie SOUSTRENON qui a épousé Jean CHIRAT, le 25 juin 1623 à Saint-Sauveur-en-Rue (Loire).
2°) Claude QUIBLIER a épousé par contrat de mariage Marianne ARNAUD, le 31 décembre 1724 à Saint-Sauveur-en-Rue (Loire)
Claude était le fils de Pierre QUIBLIER et de Marguerite BARDON mariés le 14 février 1696 à Vanosc en Ardèche.
Claude a eu au moins 3 enfants, je descends de deux de ses filles Marianne mariée avec Jean CAMET, le 29 novembre 1760 à Saint-Marcel-lès-Annonay (Ardèche) et Marie QUIBLIER mariée le 8 janvier 1765 à Bourg-Argental (Loire) avec Gabriel JANUEL.
Et enfin un garçon Claude QUIBLIER marié avec Catherine MATHEVET, le 13 janvier 1767 à Bourg-Argental (Loire).
3° François QUIBLIER, père de Pierre QUIBLIER a épousé Françoise RIVIER, le 19 mai 1647 à Saint-Sauveur-en-Rue (Loire)
François était le fils de Jean QUIBLIER et de Claudine CHAUSSE.
4° François QUIBLIER a épousé Marguerite BONCHE/BANCHE, de leur union est née une petite Marie qui a épousé Jean NAYME, le 4 février 1704 à Saint-Sauveur-en-Rue (Loire)
5° Thomas QUIBLIER et Antonia SEUX sont les plus anciens aïeux sur cette branche retrouvée à la 13e génération.
On remarque très rapidement 🌿 que l’un des principaux foyers du patronyme QUIBLIER se situe autour de Saint-Sauveur-en-Rue et Bourg-Argental, au cœur du Pilat forézien.
Ce noyau familial déborde naturellement vers Vanosc, commune ardéchoise toute proche, séparée seulement par quelques kilomètres et des axes de circulation historiques entre Forez et Vivarais. 🏔️


