S comme Sans Noms
}

novembre 22, 2025

l

Loïc Duchamp

Parfois, certaines lignées résistent, s’effacent ou disparaissent dans les marges du temps.
Elles se bloquent non pas faute d’archives… mais faute de noms.

Dans plusieurs branches de mon ascendance, je ne retrouve que des prénoms isolés, posés là comme les ultimes traces d’existences féminines oubliées. Pas de nom de famille, pas d’origine précise, parfois même pas d’âge. Juste un prénom, fragile, comme un murmure transmis au fil des actes. Ces femmes ont pourtant porté une lignée, donné naissance à des enfants, traversé leur époque — mais l’histoire n’a pas pris la peine d’inscrire leur identité complète.

Cette absence crée un silence particulier : un blanc généalogique, un creux dans la transmission.
C’est précisément pour cela que j’ai voulu consacrer la lettre S de mon Challenge de A à Z à ces femmes Sans Noms. Elles rappellent que chaque arbre comporte des zones d’ombre, que la mémoire familiale n’est jamais totale, et que notre rôle est aussi de faire parler ce qui demeure muet.

Voici donc l’article consacré à S comme Sans Noms, un hommage à toutes celles dont l’histoire subsiste… mais dont l’identité reste à découvrir.

Aujourd’hui, je choisis de braquer le projecteur sur une figure mystérieuse de mon ascendance : Sibille, l’épouse de Jacques JULLIEN, présente dans les registres de la paroisse de Saint-Andéol-de-Vals.

Une femme dont le prénom traverse les siècles comme une énigme intacte. Pas de nom de famille clairement lisible, pas d’indication d’origine, juste Sibille, posée là dans les actes, discrète mais essentielle, pilier silencieux d’une lignée qui mène jusqu’à moi.

En me concentrant sur elle, je rends hommage à toutes ces femmes dont l’histoire nous échappe en partie, mais dont la présence est pourtant fondamentale.
Sibille fait partie de ces vies « entre les lignes » : celles que l’on tente de reconstituer à partir d’un baptême, d’un mariage, d’un parrainage, d’un indice ténu dans une marge effacée…
Chaque mention d’elle devient une pièce d’un puzzle fragile, un fragment d’humanité que je m’efforce de remettre en lumière.

Aujourd’hui, S comme Sans Noms, c’est aussi S comme Sibille : une femme oubliée par les archives, mais retrouvée par la généalogie.

Sibille est la mère de Esther JULLIEN, elle a épousé Jacques JULLIEN.

Esther JULLIEN a épousé par contrat de mariage Louis BERNARD, le 5 décembre 1652 à Saint-Andéol-de-Vals puis en second mariage Mathieu DUBOIS, mon ancêtre, le 8 janvier 1660 à Saint-Andéol-de-Vals.

Anne JULLIEN épouse de Mathieu SAIGNE est aussi la soeur d’Esther comme le prouve son contrat de mariage.

Jean JULLIEN est aussi un frère de Esther et Anne, comme l’indique son contrat de mariage avec Marie GIRE.

Pour en savoir plus sur Sibille, il faudra chercher un testament dudit Jacques JULLIEN

Vous aimerez aussi…

Continuez le voyage sur les réseaux

Questions fréquemment posées

Est-il possible de remonter une branche quand on ne connaît pas le père biologique d'un enfant naturel ?
Deux cas de figure : la mère a pu laisser des indices à l’hôpital (Hôtel Dieu de Lyon par exemple) le père biologique a pu être présent pour la naissance ou le baptême de l’enfant… Ou malheureusement parfois, le secret fut bien gardé et aucun indice divulgué…
Je suis bloqué dans mes recherches, il y'a des lacunes dans les archives y'a t'il un moyen de remonter malgré tout ?
Les archives paroissiales celles de l’ancien régime effectivement peuvent être lacunaires, en effet il est possible de remonter la piste de ses ancêtres par le biais d’autres archives (actes notariés, travaux d’historien, presse ancienne etc …)
Peut-on retrouver des documents particuliers sur des ancêtres femmes ?
Vous pouvez en effet retrouver dans certaines archives, leur certificat d’études, leur permis de conduire, leur passeport, carte de résistance etc …
Puis je espérer remonter ma lignée d'ancêtres jusqu'à charlemagne ?
La réponse est non de manière certifiée par les actes c’est impossible en revanche par les travaux des historiens concernant les recherches effectuées à travers les siècles passés, il est possible que grâce à ces travaux vous remontiez à Charlemagne mais c’est loin d’être une évidence.
Est-il vrai que nous avons tous des ancêtres nobles ou des branches nobles?
Question très fréquente en généalogie, en réalité bon nombre de personnes ont des ancêtres nobles malheureusement à cause des lacunes dans les archives il est très compliqué d’en retrouver cependant c’est souvent grâce à une ancêtre que l’on retrouve une branche noble appelée aussi sang bleu.
Comment retrouver le passé et l'histoire militaire de mon ancêtre ?

Première chose à faire, rechercher son matricule militaire, ensuite pour approfondir la carrière militaire de votre ancêtre, confiez vos recherches généalogiques à l’étude Duchamp GeneaServices.

Quelle est la différence entre une lignée agnatique et une lignée cognatique ?
Une lignée agnatique cela signifie qu’on s’intéresse à la lignée des hommes d’un individu, c’est-à-dire le père, puis le grand-père, puis l’arrière-grand-père, etc. (dans les ascendants) ou le fils, puis le petit-fils, puis l’arrière-petit-fils, etc. (dans les descendants). La lignée cognatique c’est le contraire c’est uniquement par les femmes.
est il possible de découvrir une affaire criminelle dans sa généalogie ?
La réponse est oui grâce aux articles de la presse ancienne notamment la BNF, Gallica, et bien sûr grâce à la série U des archives, il est possible de retrouver un jugement criminel concernant votre ancêtre qu’il soit victime d’un crime ou coupable.
Inscrivez-vous à la newsletter !

Inscrivez-vous à la newsletter !

Recevez en premier tous les articles de Duchamp Généalogie !

Bienvenue dans la Newsletter !