W comme Série W, la série contemporaine des archives de nos familles !
}

novembre 26, 2025

l

Loïc Duchamp

La série W a été créée en 1970, lors d’une importante réforme de classement des archives communales déposées aux Archives départementales.

📚 Contexte

Avant 1970, les archives communales déposées n’avaient pas de série propre : elles étaient souvent mélangées dans les séries anciennes (A à H, puis J, K, L, etc.).
Pour uniformiser et simplifier le traitement national :

👉 La circulaire du 18 décembre 1970 (ministère des Affaires culturelles) crée officiellement :

  • La série W = archives modernes et contemporaines en continu,
    depuis le 1er janvier 1940 jusqu’à nos jours (voire parfois depuis 1920 selon les départements).

🎯 Objectif de la série W

  • Classer en un seul ensemble cohérent tous les fonds récents arrivant aux Archives départementales.
  • Éviter de prolonger indéfiniment les séries anciennes A–Z.
  • Créer un numéroter en continu (ex. 1W1, 1W2, …).

🏛️ Ce que l’on trouve en série W

  • Dossiers administratifs récents
  • Urbanisme, permis de construire
  • Fonds de préfectures et administrations modernes
  • Justice postérieure à 1940
  • Dossiers sociaux, scolaires
  • Archives communales déposées après 1940

📜 Qui a décidé la création de la série W ?

La création de la série W ne vient pas d’une loi, mais d’un texte réglementaire officiel, décidé par le ministère chargé des Archives de France.

👉 Décision : Ministère des Affaires culturelles – Direction des Archives de France.
👉 Fondement : Circulaire n°70-32 du 31 décembre 1970.
👉 Objet : Instauration d’un cadre de classement pour les archives contemporaines (depuis 1940).

C’est donc l’État, par le biais de la Direction des Archives de France, qui impose à toutes les Archives départementales un cadre de classement unifié W, obligatoire pour toutes les entrées d’archives postérieures à 1940.


📚 Texte juridique : la circulaire 70-32 du 31 décembre 1970

Voici les références complètes :

🔹 Circulaire n°70-32 du 31 décembre 1970

Titre : Cadre de classement des archives contemporaines (à partir de 1940)
Émetteur : Direction des Archives de France – Ministère des Affaires culturelles
Objet : Création d’un cadre unique pour les archives modernes → série W

📌 Extrait clé (source officielle) :

« Les documents postérieurs au 1er janvier 1940 seront désormais classés dans une série unique cotée W, attribuée aux archives contemporaines.
La cotation sera continue, sans subdivision en sous-séries. »


🔍 Source officielle (consultable en ligne)

La circulaire est disponible sur le portail officiel FranceArchives :

🔗 https://francearchives.gouv.fr/fr/section/255316208


⚖️ Textes juridiques auxquels la circulaire se rattache

Bien que la série W elle-même ne soit pas issue d’une loi, la Direction des Archives de France agit dans le cadre de :

📘 Loi du 3 janvier 1979 sur les archives

(renforcée par le décret du 3 décembre 1979)
👉 Cette loi encadre la gestion, la collecte et le classement des archives publiques.

📘 Aujourd’hui remplacée par :

Code du patrimoine (Livre II, articles L211-1 à L214-3).

Ces lois et codes donnent au ministère la compétence pour définir les règles de classement — dont la série W.


🎯 En résumé clair

La série W a été créée officiellement par la circulaire 70-32 du 31 décembre 1970.
✔ Elle a été décidée par la Direction des Archives de France (ministère des Affaires culturelles).
✔ C’est un texte réglementaire, pas une loi, mais ayant une force obligatoire pour les services d’archives.
✔ Les lois de 1979 puis le Code du patrimoine encadrent l’autorité permettant d’imposer ce classement.

1. Principe général : les archives publiques sont communicables à tous

📜 Article L213-1 du Code du patrimoine

« Les archives publiques sont communicables de plein droit. »

Donc oui, les dossiers W sont accessibles à toute personne, sans justification identitaire, dès que les délais légaux sont expirés.


2. Les types d’archives W accessibles immédiatement (délai 0 an)

En série W, sont communicables immédiatement :

Documents administratifs ordinaires

(dossiers techniques, urbanisme anciens, délibérations, rapports, correspondances administratives, marchés publics, etc.)

Base légale :

📜 Article L213-1

→ Communicables dès leur versement, sauf s’ils contiennent des données protégées.


🔒 3. Les archives W soumises à des délais de protection

La série W contient souvent des documents sensibles, donc soumis à délai.

Voici les délais légaux avec les articles de loi exacts :


🔹 Documents contenant des données personnelles

(dossiers de personnel, situations individuelles, carrières, sanctions, etc.)
➡️ Communicables après 50 ans

📜 Article L213-2, I-1° du Code du patrimoine

50 ans à compter de la date du document pour les documents portant atteinte à la vie privée.


🔹 Documents touchant à la sécurité publique ou sûreté de l’État

➡️ 50 ans

📜 Article L213-2, I-2°


🔹 Dossiers judiciaires ou de police postérieurs à 1940

(peine, procédure pénale, enquêtes…)
➡️ 75 ans

📜 Article L213-2, II-1°


🔹 Documents contenant des données de santé

(dossiers médicaux, dossiers des foyers, dossiers PMI…)
➡️ 75 ans ou 25 ans après le décès de la personne concernée

📜 Article L213-2, II-2°


🔹 Documents relatifs aux mineurs

(aide sociale à l’enfance, mesures éducatives, placements…)
➡️ 100 ans après la naissance
OU 25 ans après le décès si la date est connue.

📜 Article L213-2, II-3°


🔹 Documents d’état civil versés en W

(ex. declarations de décès, certains registres administratifs)
➡️ soumis aux règles de l’état civil :

  • 75 ans pour actes de naissance et mariage
  • 25 ans pour décès

📜 Articles L213-2 et L213-3 + Code civil, articles 9 et suivants relatifs à l’état civil

📌 Important : aucune justification n’est exigée

Le Code du patrimoine n’impose aucune condition :
Tout citoyen peut demander un dossier W communicable.

Seule exception : demande motivée si l’on souhaite une dérogation avant délai (article L213-5).

La série W, qui rassemble les archives contemporaines à partir de 1940, est soumise aux délais de communicabilité prévus par le Code du patrimoine 📚 (articles L213-1 à L213-3).

Les documents strictement administratifs — dossiers techniques, rapports, courriers, urbanisme ancien — sont consultables immédiatement, car le principe d’accès de plein droit aux archives publiques s’applique à tous 🟦 (art. L213-1).

Dès qu’un dossier contient des informations touchant à la vie privée, à la sécurité ou à la justice, des délais légaux s’imposent afin de protéger les personnes concernées 🔐.

Les données personnelles relèvent d’un délai de 50 ans (art. L213-2 I-1°), tout comme les éléments pouvant porter atteinte à la sécurité publique ou à l’État (art. L213-2 I-2°).

Les dossiers judiciaires et de police sont communicables après 75 ans ⚖️ (art. L213-2 II-1°).

Les documents contenant des informations médicales sont protégés durant 75 ans, ou 25 ans après le décès si cette date est connue 🏥 (art. L213-2 II-2°).

Lorsque des mineurs apparaissent dans les dossiers, le délai le plus strict s’applique : 100 ans après la naissance 👶 (art. L213-2 II-3°).

Enfin, les actes d’état civil intégrés à certains versements en W suivent leurs délais spécifiques : 75 ans pour les naissances et mariages, 25 ans pour les décès 📄 (art. L213-3).

Ainsi, la série W reste communicable à tous, mais toujours dans le respect de ces délais de protection, qui garantissent l’équilibre entre recherche historique et confidentialité 🔎📘.

Vous aimerez aussi…

Continuez le voyage sur les réseaux

Questions fréquemment posées

Est-il possible de remonter une branche quand on ne connaît pas le père biologique d'un enfant naturel ?
Deux cas de figure : la mère a pu laisser des indices à l’hôpital (Hôtel Dieu de Lyon par exemple) le père biologique a pu être présent pour la naissance ou le baptême de l’enfant… Ou malheureusement parfois, le secret fut bien gardé et aucun indice divulgué…
Je suis bloqué dans mes recherches, il y'a des lacunes dans les archives y'a t'il un moyen de remonter malgré tout ?
Les archives paroissiales celles de l’ancien régime effectivement peuvent être lacunaires, en effet il est possible de remonter la piste de ses ancêtres par le biais d’autres archives (actes notariés, travaux d’historien, presse ancienne etc …)
Peut-on retrouver des documents particuliers sur des ancêtres femmes ?
Vous pouvez en effet retrouver dans certaines archives, leur certificat d’études, leur permis de conduire, leur passeport, carte de résistance etc …
Puis je espérer remonter ma lignée d'ancêtres jusqu'à charlemagne ?
La réponse est non de manière certifiée par les actes c’est impossible en revanche par les travaux des historiens concernant les recherches effectuées à travers les siècles passés, il est possible que grâce à ces travaux vous remontiez à Charlemagne mais c’est loin d’être une évidence.
Est-il vrai que nous avons tous des ancêtres nobles ou des branches nobles?
Question très fréquente en généalogie, en réalité bon nombre de personnes ont des ancêtres nobles malheureusement à cause des lacunes dans les archives il est très compliqué d’en retrouver cependant c’est souvent grâce à une ancêtre que l’on retrouve une branche noble appelée aussi sang bleu.
Comment retrouver le passé et l'histoire militaire de mon ancêtre ?

Première chose à faire, rechercher son matricule militaire, ensuite pour approfondir la carrière militaire de votre ancêtre, confiez vos recherches généalogiques à l’étude Duchamp GeneaServices.

Quelle est la différence entre une lignée agnatique et une lignée cognatique ?
Une lignée agnatique cela signifie qu’on s’intéresse à la lignée des hommes d’un individu, c’est-à-dire le père, puis le grand-père, puis l’arrière-grand-père, etc. (dans les ascendants) ou le fils, puis le petit-fils, puis l’arrière-petit-fils, etc. (dans les descendants). La lignée cognatique c’est le contraire c’est uniquement par les femmes.
est il possible de découvrir une affaire criminelle dans sa généalogie ?
La réponse est oui grâce aux articles de la presse ancienne notamment la BNF, Gallica, et bien sûr grâce à la série U des archives, il est possible de retrouver un jugement criminel concernant votre ancêtre qu’il soit victime d’un crime ou coupable.
Inscrivez-vous à la newsletter !

Inscrivez-vous à la newsletter !

Recevez en premier tous les articles de Duchamp Généalogie !

Bienvenue dans la Newsletter !